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Suite à l’éventuelle nomination de Dominique Boutonnat, 14 associations professionnelles ont écrit ce 17 juillet au président de la République Emmanuel Macron, ainsi qu’au ministre de la Culture Franck Riester, afin de demander une concertation avec l’ensemble du secteur avant de désigner le successeur de Frédérique Bredin à la présidence du CNC.


Paris, le 17 juillet 2019

Monsieur le président de la République,

Fabriquer des films est un long travail d’accompagnement des cinéastes.
Ceux qui écrivent le scénario, créent le son, l’image, les costumes, les décors, maquillent les actrices et les acteurs, celles et ceux qui sont garants de la continuité, gèrent le budget, organisent le tournage, montent, étalonnent, mixent les films et les distribuent, fabriquent ce qu’on nomme trop vaguement « le Cinéma ».
Cette fabrication artistique repose également sur des industries techniques, laboratoires de traitement des images, laboratoires d’effets spéciaux, auditoriums de mixage, studios de tournage…

Nombreux sont les prestataires participant à une économie qui a besoin d’évoluer sur les bases qui sont celles d’une organisation vertueuse dont le CNC est le garant.

Nous, « professionnels du cinéma », nous inquiétons de prises de décisions trop rapides, d’un manque de dialogue entre les différents secteurs, et des intentions de seule rentabilité dans un domaine où la diversité de la production est unique au monde.

Que cette période estivale ne soit pas pour votre gouvernement l’occasion de considérer la politique culturelle de la France comme une simple marchandise.

Que le fait de corriger des variables d’ajustements au sein de notre métier et de notre art ne vous fasse pas oublier ce que d’autres ont tissé avant nous pour permettre à notre cinématographie française d’être considérée aujourd’hui comme l’une des premières et des plus enviées du monde.

A l’heure où vous vous apprêtez à nommer à la tête du Centre national du cinéma et de l’image animée une personnalité qui pourrait remettre en question la diversité, la singularité et l’exception de son cinéma au seul profit de la rentabilité, ne serait-il pas plus sage de convoquer autour de la table celles et ceux qui le composent.

Nous qui fabriquons et générons le cinéma en France aujourd’hui vous demandons de décréter DES ETATS GENERAUX DU CINEMA FRANçAIS auxquels nous souhaitons participer dans le but de perpétuer ENSEMBLE une politique culturelle européenne forte qui dépasse les simples intérêts particuliers.

Merci, monsieur le président de la République, de l’attention que vous porterez à ces mots et à notre préoccupation.

Nous vous prions d’agréer, monsieur le président de la République, l’expression de notre très haute considération.

AAPCA – Association des Administrateurs de Production Cinéma Audiovisuel (45 membres)
ACFDA – Association des Chargés de Figuration et de Distribution Artistique (42 membres)
ADC – Association des chefs Décorateurs de Cinéma (78 membres)
ADP – Association des Directeurs de Production (95 membres)
ADPP – Association des Directeurs de Post Production (20 membres)
AFAR – Association Française des Assistants Réalisateurs de fiction (125 membres)
AFC – Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique (142 membres)
AFR – Association Française des Régisseurs de cinéma (121 membres)
AFSI – Association Française du Son à l’Image (216 membres)
AOA – Assistants Opérateurs Associés (117 membres)
CST – Commission supérieure technique de l’image et du son (580 membres)
LSA – Les Scriptes Associés (96 membres)
SHADE – Association des Etalonneurs (22 membres)
L’Union – Union des Chefs Opérateurs (79 membres)

 

Notre collègues et amie Agnès Morel est décédée mercredi 26 juin des suites de son cancer. Trop tôt. Elle a été incinérée mardi 2 juillet au Père Lachaise après une cérémonie très émouvante, entourée de sa famille, ses nombreux amiEs et collègues. Nous publions ci dessous l’hommage que nous a envoyé Mohammed Jabbad, adhérent de MAD, ami et collègue d’Agnès.

Au revoir Agnès,
Notre première rencontre remonte à plus de 20 ans sur une série télé « la crèche », tu te souviens ? Tu étais à la peinture et moi à la Ripp…
Depuis que de chemins parcourus, où nos routes se sont croisées et recroisées, que de combats partagés, que de discussions sans fin, que d’engueulades mais aussi que de retrouvailles dans l’action aussi modeste soit-elle.
Tu es à un moment où on fait consensus, mais tu étais tout le contraire du consensus… éternelle rebelle contre toutes les dingueries de ce monde, radicalité dérangeante mais au combien salvatrice. S’il y a un « après », cela nous promet des débats éternels, ça va chauffer là-haut..
Au fait je bosse sur un film.. mais tu le sais, puisque tu as fais le précédent et quoi que l’on dise des rapports entre la déco et le reste sur ce film (d’abord les décors étaient super !), il faut que je te dise qu’il y a eu une vraie émotion, d’ailleurs tu recevras une gerbe, même si je ne suis pas sûr que c’est le genre de truc que tu apprécies particulièrement, sache que l’intention est sincère.
MAD ! mais comment faire sans toi ? Il va falloir apprendre à se passer de tes coups de gueules et à ne pas s’enfermer dans des consensus sans avenir, mais t’inquiètes, il n’y aura sans doute pas de soucis de ce coté..
Mais tous les hommages plus ou moins convenus à la professionnelle, la militante, la rebelle ne comblerons pas le vide que tu laisses.. que c’est dur de perdre une amie, même si nous savons que cette douleur n’atténue en rien celle de ta fille et de ton compagnon, nous leur offrons toute notre affection.
Si tu le permets, j’aimerai avoir une pensée pour ceux dont tu m’as parfois parlé, ces enfants d’ici et d’ailleurs auquel tu tendais souvent une main chaleureuse et bienveillante, tu vas leur manquer.
Au revoir Agnès, je t’embrasse très fort et prépare-nous une teuf d’enfer là- haut… ou une super manif !


Nous étions au rassemblement place du Palais Royal devant le Conseil d’État où une délégation syndicale a été reçue. Des compte rendus de ce RV seront envoyés prochainement. Sur la place, des intermittents du spectacle vivant, de l’audiovisuel public (télé et radio), du cinéma, des gilets jaunes intermittents/précaires… Les artistes ont fait de l’audio- visuel : musique et une belle performance de sirènes aquatiques ! D’autant plus belle qu’elle a été conçue, fabriquée et organisée en 24h par MAD! Bravo à Laurent, Valérie, Olivier, Simon et bien sûr nos 2 sirènes : Alejandra et Maëlle !

On cherche un Poséïdon pour le prochain rassemblement !

Des initiative intéressante en mùatière de récupération : de la part de Récup’décor :

CHUTE DE PANNEAUX, BOIS, FOREX, PPMA

Dans le cadre de notre activité, nous générons une quantité importante de chutes de contreplaqué, mdf, pmma, pvc expansé, etc…. Nous ne pouvons pas tout stocker et en dessous de certains formats, nous somme obligés de nous en débarrasser alors qu’elles pourraient probablement vous être utiles. Plus ponctuellement, nous avons des retours de décors entiers, mais c’est plus rare.

L’idée est d’ouvrir l’atelier environ une fois par mois pendant 2 ou 3 heures le vendredi après midi ou samedi matin pour les mettre à votre disposition. Ce sera l’occasion de faire de nouvelles rencontres. Ce sera gratuit mais vous pourrez alimenter à votre convenance une cagnotte pour les apéros de l’atelier, en numéraire ou en nature!

Nous essayerons de communiquer les dates au moins une semaine à l’avance.

Rendez-vous très bientôt au 5 rue de la Pointe à Romainville!

Marc Caro, dont on a récemment pu observer le travail lors de l’exposition Caro/Jeunet du côté de la Halle Saint-Pierre (Paris), s’est une fois de plus retrouvé début novembre au festival des Utopiales de Nantes qui lui est cher.

La suite ci-dessous sur le lien:

https://maze.fr/cinema/12/2018/rencontre-avec-marc-caro-on-laisse-tout-limaginaire-aux-etats-unis/

Article tiré du Monde du 28/11/2018

Mercredi, la séance de négociations portera sur les annexes 8 et 10 du régime d’indemnisation.

Par Sarah Belouezzane et Bertrand Bissuel

Attention, matière inflammable. Pour leur troisième séance de négociations sur l’assurance-chômage, le patronat et les syndicats abordent, mercredi 28 novembre, un dossier qui a donné des sueurs froides à de nombreux ministres de la culture et à de multiples responsables de festival : les annexes 8 et 10 du régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi, qui prévoient des règles spécifiques pour les intermittents du spectacle.

Les organisations d’employeurs et de salariés, représentatives au niveau interprofessionnel, sont censées se mettre d’accord sur la feuille de route à transmettre aux partenaires sociaux des professions concernées, pour que ces derniers discutent ensuite de nouvelles dispositions applicables aux intermittents : le document de cadrage a vocation à préciser les « objectifs », notamment en matière de « trajectoire financière ».

Le sujet est ultrasensible pour une raison simple : le gouvernement veut que les conditions d’indemnisation des chômeurs – toutes catégories confondues – soient revues, de manière à économiser entre 3 et 3,9 milliards d’euros en trois ans. Dès lors, toute la question est de savoir quelle sera l’ampleur des efforts demandés par les partenaires sociaux nationaux aux intermittents.

En 2017, quelque 120 000 personnes ont perçu, au moins une fois, une prestation, au titre des annexes 8 et 10, selon l’Unédic – l’association paritaire qui gère le régime d’assurance-chômage. Au premier trimestre 2018, les allocations versées aux intermittents dépassaient les cotisations versées par ceux-ci de 934 millions d’euros. Ce solde entre dépenses et recettes s’est légèrement amélioré, puisqu’il était un peu plus important en 2015 (– 1 milliard d’euros). Autrement dit, quelque 66 millions d’euros d’économies ont été dégagées, grâce à l’accord conclu en avril 2016 par le patronat et les syndicats du monde du spectacle, à propos des modalités d’indemnisation des intermittents.

Mesures douloureuses

Mais ce résultat n’est pas conforme aux buts qui avaient été fixés à l’époque par les partenaires sociaux, à l’échelon interprofessionnel : ils avaient en effet réclamé, dans leur document de cadrage, des économies « qui ne pourront pas être inférieures à 105 millions d’euros ». La feuille de route évoquait même un tour de vis beaucoup plus énergique (185 millions d’économie), tout en ouvrant la voie à un coup de pouce de l’Etat (de 80 millions d’euros).

Tous ces chiffres vont être rappelés lors de la rencontre de mercredi et cela mettra en lumière les clivages entre les protagonistes. Sur le dossier des intermittents, les centrales syndicales ne parlent pas d’une même voix. « Ce que nous voulons, c’est que le régime des intermittents réalise bien les économies prévues par l’accord unanime de 2016 », confie Marylise Léon (CFDT). L’objectif, poursuit-elle, n’est pas de comprimer les dépenses « à tout prix ni hors contexte », mais de garder comme « priorité (…) la trajectoire et les engagements » définis il y a deux ans. De son côté, Jean-François Foucard (CFE-CGC) s’inscrit, peu ou prou, dans la même approche : « Nous allons reprendre la lettre de cadrage de 2016 et regarderons si les objectifs ont été atteints. »

Force ouvrière est sur une ligne très différente : pour son chef de file, Michel Beaugas, il n’est pas question de parapher un texte qui prescrira des mesures douloureuses pour les intermittents : « Nous considérons que les efforts qui devaient être faits l’ont été et qu’il faut laisser sa chance à l’accord de 2016, de porter ses fruits », affirme-t-il. Denis Gravouil, son homologue de la CGT, défend la même position : « Nous n’allons pas laisser faire des économies sur le dos des intermittents, pas plus que sur celui des autres salariés éligibles à l’assurance-chômage », déclare-t-il. L’accord de 2016 a certes permis d’offrir une couverture à 7 000 personnes de plus, au titre des annexes 8 et 10, souligne M. Gravouil, mais il s’est aussi traduit par une baisse des droits, notamment pour ceux qui perçoivent des salaires moyens et élevés.

Le représentant de la CGT souhaite par ailleurs que les chiffrages de l’Unédic – notamment sur les économies induites par le « deal » de 2016 – soient « confrontés » à d’autres évaluations d’un groupe d’experts. Ce dernier existe déjà, mais il n’a pas encore pu être mis à contribution, car sa composition va changer, avec la désignation – imminente en principe – d’un nouveau président. « Les chiffres de l’Unédic ne sont pas faux, mais nous les jugeons flous et demandons des éclairages complémentaires », explique M. Gravouil.

Et le Medef, dans tout ça ? Il se montre, pour l’heure, très discret : « Il apparaît logique que tout le monde soit soumis au même régime de réformes », déclare, sans plus de précision, un membre du mouvement patronal. Une prudence sans doute dictée par le souci de ne pas déclencher la colère des intermittents, prompts à se mobiliser dès qu’il est question de remettre en cause les annexes 8 et 10.

Le Monde Publié hier à 11h26, mis à jour hier à 11h26

Madiens, Madiennes, professionnels du spectacle et de l’audiovisuel mais pas que !
Vous avez tous remarqué que depuis 2016 et les nouveautés de notre régime chômage c’est un peu la loose les indemnités, les carences, les remboursements de carences non effectuées … bref, le concept de bosser moins pour éviter les carences et d’être quasi pénalisé quand on à la chance de beaucoup bosser nous énerve tous.
Pour autant, le gouvernement et nos amis du Medef estiment que ce n’est pas suffisant, qu’il faut nous presser encore plus le citron,  professionnels du spectacle et travailleurs du régime général aussi à vrai dire.
Ci-dessous un appel à manifester ce Samedi 1er décembre pour dire NON à de nouvelles économies sur notre dos ! On a déjà offert une économie de 54 Millions d’euros et ils souhaitent atteindre rapidement les 90 Millions !
ça urge car les presses-citron ont déjà leur petit courrier plein de chiffres et de belles promesses d’économies tout prêt pour convaincre nos dirigeants !!
Que vous soyez ou non syndiqués ou quelque soit votre syndicat n’a aucune importance pour ALLER GONFLER LES RANGS DES MANIFESTANTS pour se faire entendre!
N’hésitez pas à diffuser cet appel.
A bon entendeur.
A samedi
Le groupe COM pour MAD

La Fédération du Spectacle et l’ensemble de ses syndicats appellent à participer massivement à la manifestation

 

SAMEDI 1er DECEMBRE à 14H – DEPART PLACE DE LA REPUBLIQUE

RDV FEDERAL : 14H, BOULEVARD DU TEMPLE

Au niveau du théâtre Dejazet

 

Cette manifestation doit marquer la première étape d’une mobilisation qui doit être d’une ampleur aussi retentissante que les économies imposées par le Gouvernement à travers la lettre de cadrage et donc, par conséquent, des économies que va tenter d’imposer le patronat aux négociateurs des annexes VIII et X.

 

Dans un contexte social des plus tendus, il est urgent que l’ensemble des professionnel/les du spectacle fasse entendre leur voix pour non seulement préserver l’accord de 2016 et ne pas se voir imposer des économies supplémentaires, mais plus encore pour en améliorer des règles (cumul salaire-allocations chômage, surfranchises, etc.) dont nous savons que trop, au SPIAC, les effets délétères qu’elles peuvent engendrer (absence d’indemnisations, trop-perçus, etc.).

Par ailleurs, la Fédération du Spectacle annonce d’ores et déjà la tenue d’une Assemblée générale des professionnel/les du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel

 Lundi 10 décembre à 19 heures 

au Théâtre de la Colline (Paris, 20ème)

à propos notamment de l’assurance chômage et des actions à mener ; la lettre de cadrage à l’égard du régime des salariés intermittents du spectacle étant très certainement publiée d’ici là.

 

Ci-joint, l’appel à manifester le 1er décembre de la Fédération du Spectacle.

 

 

Fraternellement.

Pour le Conseil national, Cédric Pourrageau

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